vendredi 10 octobre 2008

Cales pieds/ flasque arrière

Deux bricoles effectuées récemment:

Tout d' abord les deux cales pieds: il a fallut adapter deux caoutchoucs car d' origine ils sont plus plats. Il manquait également une tige de fixation: un rayon redressé en chauffant un peu et le tour est joué. Pour la mise en place, il m' a fallut mettre deux ou trois rondelles côté pot car ça touchait.

Fermé:

Ouvert:


Deuxième chose, j'ai enfin taillé et installé la flasque arrière.




jeudi 9 octobre 2008

Eclerage plaque arrière

Je me suis attelé à récupérer le système d'éclairage de la plaque arrière d'une de mes épaves afin de le mettre dans celui de la HD.

Cette plaque avait été bidouillée, l'éclairage étant supprimé et les trous de fixation de celui ci bouchés.

Je perce tout d' abord puis je meule le surplus de soudure qui empêche de remettre en place le tout.


Il suffit alors de remettre en place le puzzle en n' oubliant pas d' isoler de la masse les deux vis de fixation situé à gauche avec des bouts de tube plastiques.

Pour finir, une ampoule navette et voici le résultat:

mercredi 8 octobre 2008

Electricité: 2eme partie

Passons au klaxon.

J'avais acheté un gurtner neuf d'époque mais années 50.

Lors de l'achat des deux épaves, j'ai trouvé dans une caisse un gurtner avant guerre en état moyen et un ducellier chromé plutôt plus joli. Un seul doute, je ne sais pas si il vient d'un des moto ou d'une voiture (il y avait également des pièces de 201 peugeot, C4 citroen et renault).

Je décide tout de même de le mettre en place car il rend mieux que le gurtner.


Un petit démontage afin de voir si il est propre:



L'intérieur est nickel et je suis surpris de voir la sophistication du mécanisme, rien à voir avec la sonnette d' une populaire des années 50.



En place, c'est du plus bel effet.

J'avais récupéré le contacteur qui va avec mais sans son collier de fixation ni le bouton en bakélite.

Après adaptation d'un collier,

je commence à tirer les câbles (en coton verni et souplisseau en toile):


Ce contacteur est sans mise à la masse. C'est un peu idiot car ça m'oblige à tirer un fils de la batterie au contacteur, puis du contacteur jusqu' au klaxon qui est lui à la masse. Un système batterie,/klaxon/contacteur aurait évité cet aller-retour et ça aurait fait un fil de moins dans mon guidon.

mardi 7 octobre 2008

Une panne bête

Il y a une quinzaine de jours, je me suis dis: "tiens, si j' allais au boulot en terrot?
Depuis que je serine mes collègues avec cette moto.
A l'allée, ça c'et bien passé mais j'ai constaté que mon ralenti était trop bas.
Au moment de partir, le soir, c'est la grosse fuite d'essence.
Après verification, c'est la cuve qui ne régule plus le flux d'essence. Après démontage de celle-ci, le constat est sans appel: le flotteur coule. En le secouant, il y a de l'essence dedans. Par contre, j'ai beau secouer, pas moyen de sortir l'essence ou de voir où est la fuite.
Je vais réussir à rentrer en ouvrant l' essence jusqu'au débordement de la cuve, puis on ferme, on démarre vite, on roule 300 M et on recommence. Super!
Le lendemain, démontage et recherche de fuite: on met le flotteur dans une casserole et on chauffe. la dilatation de l'air dans celui-ci permet de voir des bulle sortir au niveau du trou.
Précisons que ce flotteur a déjà été réparé.
Le trou repéré, dans mon cas, c'est une fente de 5 mm très fine. En perce la cuve pour virer l'essence et maintenant l'eau qui s'y trouvent.
Il y a déjà un trou rebouché en haut de la cuve, je me contente de le redéboucher, je vide et je répare à l'étain.
Ensuite, on remet dans la casserole pour vérifier si c'est bien fait. j'ai bien fait, ça fuillait encore.
Pour info, j'entends souvent dire qu'il faut faire une soudure très légère pour ne pas blomber le flotteur et qu'il faut meuler pour éviter qu' il ne se coince.
Sur un flotteur de 125, c'est possible, mais sur celui-ci, 1 ou 2 grammes ne changerons pas grand chose et le jeu entre le flotteur et la paroie de cuve et d'au moins 1 ou 2 mm donc pas de problème.

dimanche 5 octobre 2008

Electricité: 1er partie

A l'occasion d'une semaine de vacances, je me suis enfin décidé à commencer la mise en place des éléments électriques et la refabrication du faisceau de fils.

Mon installation, magnéto france d'origine, va être remplacée par celle trouvée sur la magnat Debon car sa dynamo donne un courant puissant ( celle sur ma HD m'avait été vendue comme donnant du courant: c'est vrai, après vérification, elle sort des... milliampères!!!) et j'ai le commutateur et le conjoncteur-disjoncteur qui vont ensemble, ce qui est conseillé pour avoir un système compatible et qui fonctionne correctement.

Je commence par contrôler le conjoncteur-disjoncteur.


C'est une jolie pièce, bien plus esthétique que celles montées en magnéto france. Il est nickelé et comporte un capuchon facilement enlevable afin de vérifier si le rupteur fonctionne.

Malheureusement, je ne vais pas réussir à démonter cet élément qui, après soudure des fils de bobine, semble former un bloc. Tout est faisable, mais je préfère d'abord essayer pour voir si ça fonctionne plutôt que de risquer de tout casser.

Un bon nettoyage (notamment les grains de contact du rupteur),

puis je le fixe sous le réservoir, comme il se doit.

Je passe ensuite à une petite révision de la dynamo:

On démonte les deux côtés, puis on nettoie les charbons, les roulements et la piste en cuivre (ne pas oublier de gratter avec une pointe les espaces entre chaque segments de cuivre). Pour finir, on contrôle le fusible, un petit rouleau de fil bien pratique.

Pour les roulements, une fois nettoyés, on les lubrifie à la vaseline en se servant des deux petits trous prévus à cet effet.

Enfin, je remets en place ma dynamo et je lui ajoute sa poulie. Sur cette dynamo, le rapport est d'après la revue du motocyclettiste, de 1 tour pour 1 tour moteur. Elle donne son débit maxi entre 2200 et 3400 tours. Je trouve que le rapport entre mes deux poulies semble plutôt de 1,5 tour pour un tour moteur(je peux me tromper, il faudra vérifier mais je ne vois pas comment la poulie de pignon de sortie moteur pourrait être plus petite).

dimanche 7 septembre 2008

Nouveau pot d' échappement

Comme vous avez déjà pu le remarquer, j' ai installé mon nouveau pot d'échappement acheté chez Chambrier.

Ce professionnel est souvent décrié, il faut reconnaître qu'il y a des loupés, mais reconnaissons également que sans lui, nos motos ne pourraient probablement pas rouler aussi facilement. Il paraît que ses moules viennent du club motocyclettiste mais même si le boulot n'est pas parfait, une telle pièce de fonderie coûterait certainement bien plus cher à refabriquer soit-même (est-ce même possible en petite série?).

Côte à côte, la différence de taille est nette.

Pour l' emmanchement dans le tube,
je pensais au début ne faire que 2 saignées afin de limiter le risque de casse du collier en cas de démontage, mais une fois en place, pas moyen que ça soit étanche, le trou étant sûrement un peu plus grand qu' à l'origine. J'ai donc fait quatre saignées avec une scie à métaux toute bête et j'ai serré comme un dingue. C'est à peu près étanche, le résultat est propre et peu de risque que ça casse car l' alu est épais et sain.


Il faut ensuite faire un taraudage afin de pouvoir boulonner le tout au cadre.
Ça se fait sans aucun problème, il faut juste le faire droit, mais dans de l'alu, c'est assez simple.




En place, le résultat est très convainquant et une fois en marche, c'est impressionnant la différence de bruit.
J'ai un son correct et assez chouette, pas de quoi réveiller les voisin. L'aspect esthétique est très réussi, même si le polissage n'a pas été fait. la différence de longueur change vraiment l'aspect visuel, transformant cet élément en pièce imposante et vraiment esthétique.



Petit détail, j'ai vu des motos restaurées qui avaient un beau pot poli de chez chambrier avec le téton qui se situe au dessus de la sortie de pot. Si ma doc est correct, c'est un reste de démoulage, pas un élément d'époque donc on le coupe.

Pour le polissage, pas le temps car si on veut un résultat correct, je pense qu'il faudra pas mal d'huile de coude et au moins 4 heures de boulot. Ma moto étant plutôt rouillée, ça ne choque pas.


mercredi 27 août 2008

Révision de la fourche et résurection du retroviseur

En relisant ce blog je me suis aperçu que j'ai oublié de parler de la petite révision de ma fourche effectuée en juin et en plus les photos ont disparues.

Ne connaissant pas les réglages de cet accessoire, je ne me suis pas étonné d'avoir acheté la moto avec un débattement tellement faible qu'il fallait appuyer de tout son poids pour la faire bouger de 1 cm.

Après avoir tout démonté et constaté qu'il n' y avait pas trop d'usure dans les biellettes (enfin une bonne nouvelle) j'ai demandé le couple de serrage préconisé sur le forum de ballancour. Une excellente réponse (comme souvent) m'a été apportée: on serre jusqu'au blocage et on desserre juste ce qu'il faut pour pouvoir placer une goupille dans l'axe et l'écrou crénelé.


Un bon graissage, quelques bouts de fil de fer (je ne retrouve plus mes goupilles) et un tour de roue plus loin, je suis sidéré: le débattement est de 10 cm et ce sur le moindre obstacle et en cas de freinage. Bien sûr, ce n'est pas le top, mais je passe d'un châssis rigide à un semi-rigide et ça se sent. Heureusement que je m'en suis aperçu car avec un serrage de forgeron, j'aurais bouffé ma fourche en un rien de temps et les pièces se font rares.

J'en ai profité également pour installer la molette de durcissement de la fourche. C'est assez joli mais je ne suis pas sûr d'avoir la bonne étoile (récupérée sur une autre fourche au niveau du frein de direction) car il me semble avoir vu une refabrication avec plus de ressort. Le résultat n'est pas flagrant.


Pour info, il y a deux usures à surveiller sur une fourche et un non habitué peut ne pas le remarquer quant c'est en place (ce fut mon cas à deux reprises): les trous des biellettes peuvent être ovalisés. Quant il y a 5mm, pas de soucis ça crève les yeux, mais 1 mm c'est déjà beaucoup trop et ça ne saute pas aux yeux si c'est bien serré.

Deuxième chose: les biellettes, en s'articulant sur les axes finissent par les creuser.

Enfin, pour des axes grippés, méfiance et ne pas croire les vendeurs optimistes qui vous disent qu'avec un coup de chauffe, ça sort: 2 fois sur trois c'est faux et mort. La rouille, si elle est trop profonde, soude le métal.

Venons en à la résurrection de mon rétroviseur. Comme vous vous en souvenez, c'est un accessoire d'époque monté sur un embout adaptable refabriqué en alu. Il y a un logement dans l'embout afin de le visser, mais pas dans le guidon. Comme ça semblait tenir suffisamment, j'ai roulé comme cela. Évidemment, il est tombé au bout de 500 mètre et pour tout arranger, une voiture a roulé dessus.

Petit coup de pot, seule la coupelle arrière est pliée en deux, je retrouve le miroir un peu ébréché mais intact (???). Il manque juste le ressort interne et le jonc d'arrêt du miroir qui ont dû voler assez loin.

Deuxième coup de pot, j'ai un vieux rétro déglingué un peu plus grand qui va pouvoir donner son ressort ainsi que son jonc légèrement retaillé. Mieux, en farfouillant dans ma cave, je retrouve une coupelle identique à celle pliée en deux.
Après adaptation et remontage avec une petite vis invisible une fois la poignée en place, c'est comme avant.




Pour finir, j'ai décidé de monter ma tôle de boîte définitivement. C'est simple, il suffit de démonter le cale pied, le kick et la vis du pot afin de le faire pivoter (humour). Une fois en place, ça va bien mais un gros problème: je savais que les réglages de boîte étaient inaccessibles, mais là, c'est carrément les deux vis de fixation de boîte qui sont masquées. Or depuis toujours la tension de mes chaînes bouge (un coup trop molle, un coup trop tendue) , m' obligeant à corriger en jouant sur le positionnement de la boîte. Décidément, cette tôle est une galère et pour l'instant elle retourne à la cave. Les anciens ont souvent raison (mais pas toujours).


mardi 26 août 2008

Première balade

Ça faisait deux mois que je n'avais pas touché ma terrot.


J'ai décidé de faire la dernière mise au point afin d'effectuer une vrai balade.



La moto démarre au premier coup de kick. Pour moi, c'est un vrai plaisir qui me prouve que ma machine est bien réglée et en pleine forme.

Un petit tour me montre que mon embrayage est mal réglé. D' ailleur la vis de réglage mal foutue qui a été mise au niveau du guidon ne va pas.


En farfouillant dans mon stock de boulons, je retrouve cette pièce qui provient d'un levier inversé.


Une fois en place, c'est parfait, ça rentre en force, le câble coulisse parfaitement et il n'y a pas de jeu. Sans trop m'engager je pense que c'est la monte d'origine. Malheureusement il m' en faudrait deux et celle que j'ai est fendu.



Je remonte également les cales pieds d'un cran car sa frotte au moindre virage.


Un bon tour afin de serrer les boulons baladeurs et j'entame une bonne balade de 10 Kms.
J'habite à Lyon, ça ne va pas être une promenade pépère mais une balade dominicale avec une circulation fluide mais pas déserte. Il y a également pas mal de feux et pour couronner le tout, la montée de choulan dans les deux sens (ceux qui connaissent apprécierons).

Résultat, une moto pleine de couple qui marche pas mal, le freinage demande beaucoup de précautions. Un petit passage au milieu de la place Bellecour m' a fait l'effet d'être un extraterrestre, mais un extraterrestre sympa, ce qui change tout. Ce qui est bien avec nos vieilles machines, c'est qu'elles attirent la sympathie, qu'elle vaillent 2000 euros ou 20000.

De retour au bercail avec la fameuse montée de choulan, ça passe bien. Je reprocherais le trou qu'il y a entre la 2ème et la troisième vitesse mais j'arrive à passer cette dernière une partie de la montée, ce qui est plutôt satisfaisant. Par contre le moteur fumait un peu sur la fin. Arrêts répétés, montée forte, vitesse lente, ce n'est pas très bon pour un vieux mono refroidi par air.

Par contre mauvaise nouvelle, j'ai encore perdu un boulon, un de ceux de fixation de batterie que j'avais acheté en refabrication.


Dommage mais après vérification, c'est le même que celui de tringle de frein avant. Le mien étant fatigué, j'en commanderait une paire. Problème, je n'ai plus l' adresse de ce monsieur qui vendait des pièces refabriquées sur Ebay. Si vous avez l'info, je suis preneur.

La machine étant chaude, j'en profite pour régler le jeu aux soupapes. Le boîtier démonter, c'est impressionnant l'huile qu'il y a. Si sur les soupapes à l'air libre il fallait graisser régulièrement les queues, là ça ne sert à rien et c'est tant mieux pour la longévité. Je ne préfaire pas imaginer sans boîtier étanche la source de graissage sauvage de la jambe de pantalon gauche. Je mets environ 0,1 mm de jeu.